RECETTES SIMPLES ET GOURMANDES

 

 


GENTILLE GOURMANDISE GASTRONOMIQUE ...

 

Les petits farcis de Provence

 

Sous le terme générique de "petits farcis" on désigne généralement des légumes de saison accomodés d'une farce de viande (C'est du moins ce que tout un chacun s'imagine en entendant ce nom !) mais sachez qu'il existe autant de variétés de farcis que de bonnes ménagères, attachées à régaler leur tablé surtout en fin de semaine quand elles ont assez de temps disponible pour pouvoir se donner aux plaisirs de la cuisine de tradition.

En ce qui nous concerne, penchons nous sur "les petits farcis de Provence", ces légumes de chez nous qui, à la saison, viennent réjouir le menu du dimanche, du jour de fête ou tout simplement du repas entre bons amis. Chacun, comme par enchantement, se retrouvera alors inéluctablement plongé au coeur de sa vie d'enfant, de ses souvenirs de repas en famille.

Choisissons chez nos revendeurs du "Cours" les fameux "petits" légumes qui tout à l'heure vont faire "claquer la sous ventrière" de nos convives !

Promenons nous et ouvrons bien nos yeux !

Dans un premier temps, de belles tomates. Croyez moi, ne tombez pas dans le piège de la fameuse "tomate à farcir", ventrue, énorme, qui n'aura d'agréable que, pour le revendeur, le nombre d'euros qui tomberont dans son escarcelle. Préférez à ces mastodontes de belles tomates de taille moyenne mais surtout bien colorées. Elles doivent être mures mais demeurer fermes (Ne pas avoir trop travaillé dans la remise du commerçant ou avoir subi de traumatisme aux diverses manipulations...). Vous ne savez pas de quelle grosseur elles doivent être ? Imaginez tout simplement que vous aussi, avec vos amis vous serez bientôt à table et que les tomates ne seront pas seules dans le plat ... alors, quelle quantité puis je moi-même en avaler ?

Les tomates ayant changé de propriétaire, mettez vous en quête de jolies courgettes. Elles ne seront pas trop grosses car elles seraient fibreuses et pleines de graines . Choisissez les bien vertes, saines et bien raides ( Oh !...Je vous vois venir ...). De nos jours, on vous propose des courgettes rondes soit disant spécialement cultivées pour ce genre de préparation ... Et bien moi je suis "vieille France" et chez moi les courgettes, c'est long et pas rond ... alors, et qui va me dire le contraire, hein ? ...

Et maintenant, passons à un légume sympathique qui se décline en trois couleurs ... Le "Pébron"... Enfin, le poivron quoi ! ... Des rouges, des jaunes et des verts apportent à votre table une belle lumière qui embaume l'été. Alors, il faut maintenant faire un choix cornélien... Je les prends tous de la même couleur ou je chamare mon plat ? Tout le monde la même assiette ou laisserai-je le choix à mes invités ? J'opte pour tout le monde pareil avec le "poivron rouge" généreux en arôme et qui fond sur la langue.

Vous pourrez également ajouter à ces légumes la pomme de terre parfaite en farcis, mais également l'oignon. D'autres s'amuseront le champignon de Paris de belle taille, le coeur d'artichaut, ... Bref, il n'y a qu'à laisser gambader votre esprit pour compléter cette liste qui n'est en rien exhaustive.

Parlons maintenant préparation, de la recette ...

Qui dit "farcis"dit "viande", et même viande hâchée de toute première fraîcheur. A la barquette pré-emballée préférez la visite à votre petit boucher de quartier qui se fera un plaisir de vous servir correctement et copieusement... Pensez que sans visiteur ni client, il risque un jour de mettre la clef sous la porte et d'amplifier la désertification de votre environnement !

Faites porter votre choix sur une pièce de bon boeuf que vous ferez hâcher. Vous pourrez le mélanger à du porc ou du veau ayant subi le même traitement. Pour la quantité, pensez à une belle cuillère à soupe bien bombée pour chaque pièce de légume ...

De retour à la maison, ne laissez pas trainer... mettez vous de suite à l'ouvrage. Prenez un bel oignon que vous allez émincer menu-menu. Vous pouvez faire de même avec des "queues" de cébettes. émincez les bien finement. Ciselez également un beau bouquet de persil plat bien frais et odorant... N'hésitez pas également à incorporer du bon thym et de la farigoulette. Toutes les senteurs du pôtager de nos grand'mamans.

De l'ail ... alors là, il en faut. Je préfère, et de loin l'ail rose, frais qui enchante actuellement notre marché. Profitez-en ! Il est savoureux, doux,  odorant, de "revient pas", ... et ça ne durera pas toute l'année !

Ne vous évertuez pas à le couper ou l'écraser au pilon ... Non, faites comme tous les paresseux qui aiment bien manger. Prenez une rape, la mandoline et allez y de bon. Réduisez-le en une purée qui se mélangera à merveille à la préparation... mais faites attention au bout de vos petits doigts sinon vous allez vous retrouver avec une mimine pleine de petites poupées et vos doigts ressembleront alors à des gambas malades !

Mélangez tous ces ingrédients à la viande, bien homogénéisée s'il y en a plusieurs variétés. Maintenant, cassez la-dessus deux bons gros oeufs bien frais. Dans un bol, faites détremper du pain sec dans du lait ... Quand le pain est "moufle" comme on dit chez nous, mélangez le également à la préparation. Allez y, malaxez bien mais sans faire chauffer la viande !

Malaxer ? ...Et ben... mettez les gants et allez y de plus belle, à pleines mains ! Enfin ... on est pas des sauvages, non ?

L'assaisonnement ... sel et poivre tout simplement, et selon votre goût ... Le poivre,vous savez,  j'en use mais surtout, le sel je n'en abuse jamais... mauvais pour la santé et je préfère avoir le goût naturel des ingrédients .

Maintenant, je mets mon plat au frigo et je m'attaque aux légumes... non mais !

Les tomates : Un coup de couteau bien placé pour en faire sauter le "chapeau". Avec une cuillère à soupe, en faisant bien attention de ne pas  démolir la paroi charnue de la tomate, je creuse le fruit pour en ôter la chair, le jus et les pépins. Ensuite, je la retourne, tête vers le bas pour la laisser s'égouter. Pour sûr, je conserve toute la pulpe ! J'en ferai tout à l'heure une bonne sauce ...

Les courgettes, quant à elles, d'Est en Ouest, à un tiers de hauteur je leur enlève une belle tranche pour former ensuite comme une petite barque, un "canoe" !

Avec ma cuillère, toujours en faisant bien attention, j'enlève la fibre centrale qui comporte les petites graines.

Les poivorns vont subir un sacrifice identique à celui des tomates. Le chapeau ayant été tranché, gentiment j'enlève les petites cloisons blanches fort amères et les graines pour ne plus conserver que le réceptacle.

Voilà. Mes légumes sont prêts à être cuisinés. J'ai sorti de mon placard un bon verre de riz de camargue (Ben voui, on fait travailler les copains de la région !). J'en dépose une pincée au fond de chaque légume. Tout à l'heure, en cuisant, le riz va absorber le trop plein de jus des légumes. A la dégustation, il sera fondant et savoureux.

De mes petits doigts musclés, je me saisis de la cuillère à soupe. Je te plonge dans la "barbaque" pour en garnir généreusement chaque légume. Je tasse bien la viande et ne dépasse pas trop le rebord du légume ... je resterai même un tantinet à plat ...

J'ai pensé préalablement à mettre mon four à chauffer (Four chaud). Je dispose les légumes dans un plat qui "va au feu" ou dans le "lèche frites". Je te leur fais une petite douchette d'huile d'olive de notre terroir et zou... en avant pour la cuisson !

De temps en temps, j'arrose mes farcis avec le jus de cuisson, pour que la viande ne soit pas trop sèche. En prévision, je me concocte de côté une belle "saussouniett"e avec mes chutes de tomates. J'en rapperai mes farcis lors du service. J'ai bien entendu pris soin de conserver les chapeauxde mes tomates et poivrons.  Quelques minutes avant de couper le four, je les replacerai sur leurs légumes respectifs pour leur donner une belle "tête" au service.

Et maintenant, en avant la musique et n'hésitez pas à pousser la "cansonnette de chez nous" !

Au fait ... Bon appétit ! 

 

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UNE BONNE TARTE AUX POMMES COMME CELLE DE GRAND-MERE !

 

Lequel d'entre nous fera la moue devant une belle tarte aux pommes, préparée avec amour comme le faisait notre Grand Mère ou notre Maman qui d'ailleurs tenait certainement la recette de sa propre père ?

Nous ne connaissons pas de toute évidence de "bec aussi fin" qu'il se refuse à déguster un tel régal !

Alors, direz-vous, bien entendu on peut toujours se rendre en quatrième vitesse au "supermarket" du coin qui, rayon boul-pât aligne sous "cage" plastique des tartes oh combien sympathiques jusqu'au moment où, malheuteusement, on passe à table car alors, ... alors ... alors le résultat est bien souvent bien en-deça des espérances... déçues ! et le goûter, moment convivial et joyeux par excellence se transforme alors en "casse croûte" d'un banal... mais alors d'un banal... à pleurer. Souvent d'ailleurs, les reliefs de cette superbe oeuvre industrielle finissent là où finissent toutes les erreurs culinaires... A la poubelle !

Pourquoi ne pas tenter une simple expérience et préparer soi-même le fameux dessert ? C'est un exercice des plus simples. Voyons un peu :

Il faudra tout d'abord préparer la pâte que l'on étallera sur une jolie tourtière (Et pas sur les pommes comme le firent les soeurs tatin ... remarquez que le résultat s'avéra fort symmpathique !). Pour ce faire, prenez deux verres de farine, 100 g de beurre que vous aurez laissés au dehors du réfrigérateur pour qu'il ramolisse (En cette saison, c'est rapide !), une pincée de sel fin et un verre d'eau (de cantine par exemple ...).

Dans un saladier, mélanger et amalgamez la farine, le beurre et le sel. Le mélange est un peu sec. Rendez-le plus souple en ajoutant de l'eau avec  délicatesse, petit filet par petit filet jusqu'à obtenir une pâte bien lisse, souple que vous mettrez en boule. Vous pouvez l'entourer de film alimentaire et la déposer au réfrigérateur quelques minutes.

Préchauffez votre four à 180-200 °C. 

Pelez et coupez en lamelles fines vos jolies pommes. Vous pouvez si vous aimez cette saveur, les saupoudrer de canelle.

Quand ce petit travail est terminé et si vous n'avez pas, au fur et à mesure mangé toutes les pommes, reprenez votre pâte et étallez la au rouleau ou, si vous le préférez, déposez la boule au centre de la tourtière et étallez la avec les doigts. 

Quand votre tourtière est couverte, saupoudrez la pâte de sucre fin. Une bonne couche sera bienvenue.

Déposez ensuite les pommes en commençant par le bord extérieur en allant vers le centre en cercles concentriques. Quand toutes les pommes ont ainsi été disposées, mangez donc celles qui resteraient en surnombre !

Saupoudrez la tarte de sucre et enfournez pour 30-35 minutes !

A la sortie du four, vous pouvez déguster cette tarte à l'ancienne soit nature et chaude, soit avec une boule de glace à la vanille. Les plus gourmands la napperont de crème fraîche légèrement sucrée et pourquoi pas d'un trait de chocolat fondu ou de caramel ... Tout est permis !

Bon appétit ... A consommer sans modération . 

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PETITE GOURMANDISE A LA "PANISSE"

 

Comme tout le monde le sait, ou presque, la "Panisse" est une préparation à base de farine de pois chiches bien de chez nous... allez donc vous promener sur les chemins de campagne du côté de Garéoult, de La Roquebrussanne ou de Forcalqueiret pour vous en persuader. vous découvrirez là, à perte de vue, d emagnifiques champs de "pois" que les agriculteurs récoltent aujourd'hui mécaniquement, c'est à dire presque comme le blé à la moissonneuse batteuse. 

Les pois chiches de Garéoult sont d'ailleurs extrêmement réputés.Et ils donnent lieu à toute une game de recettes plus délicieuses les unes que les autres, de la fameuse "Cade" toulonnaise à la "Polenta" plus italienne et, bien entendu, à notre "Panisse".

Contre toute habitude, la "panisse" peut se déguster autant salée que sucrée, et oui ! Comment se présente-t-elle ? Vous vous rendrez dans votre magasin préféré et, au rayon frais, vous découvrirez des sortes de gros "boudins" couleur jaunâtre, presque "moutarde" dirons-nous, sous plastique. et pour ne pas vous tromper, regardez bien l'emballage ... le mot "Panisse" est tout simplement écrit dessus !

Prenez donc cette panisse et découpez en des tranches généreuses, comme vous le feriez d'un bon gateau.

Dans une poele, jetez prestement une belle noix de beurre. Faites le tourner dans la poele afin de bien graisser l'ensemble de la surface puis déposez avec soin vos tranches de panisse pour les faire doucement frire. Retournez les et ensuite déposez les sur un papier absorbant. Remettez dans la poele une belle noix de beurre que vous saupoudrerez de sucre blanc fin ou de sucre roux (ce qui n'en sera que meilleur). Portez au point de caramélisation et remettez vos tranches de panisse à caraméliser, d'un côté puis d el'autre.

Déposez ensuite ces tranches directement sur chaque assiette à dessert de service. Le caramel n'attend plus que de belles tranches fines de pommes que vous ferez ainsi à demi-fondre et qui racaméliseront à souhait.

Sur chaque tranche de panisse, déposez en une petite quantité sur chaue rondelle de panisse puis déposez au centre de cette préparation une généreuse boule de glace à la vanille à l'ancienne. Le gourmand couvrira l'ensemble d'une bonne dose de chantilly (Maison s;v;p;.. pas ces abominables bombinettes pleines de chimie !)... Le coquin (et gourmet) remettra en oiste une bonne dose de beurre, de sucre et une lichette de crème fraîche pour former un caramel liquide onctueux qui viendra napper avec bonheur tout l'ensemble... quelques petits pignons finiront à ravir la préparation de ce délicieux dessert paysan !

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LE TEMPS DE LA CHASSE

 

Le temps est arrivé des froidures, des brumes matinales qui caractérisent le passage à la saison automnale. Il fait toujours bon se promener en campagne, mais bien couvert de bon matin, quand la rosée vient s'étaler sur les pelouses de simples. Mais attention, dans quelques heures lorsque le soleil sera haut dans le ciel, mieux vaudra se dévêtir pour ne pas trop transpirer puis "choper la crève" comme on le dit chez nous ...

C'est aussi dans les bois la belle saison des champignons, ces petits bonshommes au chapeau coloré qu'il fait bon cuisiner avec ail et persil pour les uns, en sauce brune et riche pour d'autres. Mais là encore, attention, il en va des champignons comme de l'orthographe ... On y trouve force de "faux amis" mais dans leur cas on ne risque pas la mauvaise note ... Non, c'est un séjour à l'hôpital qui clôturera la journée !

Donc, mieux vaut avant de consommer votre récolte la présenter pour "expertise" à un "vrai" connaisseur qui saura vous en faire le tri et vous assurera ainsi une dégustation sans histoire ... Et vous pourrez alors m'inviter sans problème !

Bon, trève de plaisanterie... Mettez donc à profit votre promenade campagnarde pour faire le plein d'herbes odorantes, thym, serpolet, pèbre d'ail, romarin, fenouil pour le poisson, laurier qui accompagnera vos viandes et sauces ... Un petit sac plié dans la poche vous servira à recueillir toutes ces belles "herbes" que vous mettrez à sécher puis concerverez au sec dans des bocaux.

Et puis, de loin en loin vous entendrez peut-être et même surement "péter" dans la coline ... ce sont les "Cassaires" qui sont à l'oeuvre, de bon matin... Et je vous adjure de ne pas tenter d'en rencontrer le trin ... trop dangereux car l'on a souvent pris un chercheur de champignons pour un ... cochon sauvage, et croyez bien que, pour se le "farcir", le cochon on ne le tire poas "au gros sel" ... Non !...

 Donc, mieux vaut faire un petit tour chez votre volailler pour y acquérir une belle pièce, des cailles ou des grives sinon un lièvre, Et vous mettrez alors, à la maison, toute votre science culinaire pour préparer un bon plat comme "dans le temps" !

Je vais tenter juste après de vous emmener sur deux pistes savoureuses ... Des belles petites cailles bien dodues que vous préparerez au four, et une terrine odorante et gourmande de jolies petites grives de nos côteaux .

 

 

LES CAILLES DOREES AU FOUR

 

Chez le boucher ou volailler, choisissez une, voir deux pièces par convive. La Caille est un petit oiseau qui se laissera bien dévorer par couple por le gourmet gourmand qui voudra en conserver plus que "l'impression" .

Prenez un bel oiseau. dans un premier temps, vous pouvez lui "couper le cap" (La tête !) bien que nous ne soyons plus en période révolutionnaire. Au chalumeau si vous êtes équipé ou sur la flamme du "gaz",pour griller les restes de plumes et surtout débactériser la peau de l'animal. En effet, les volatiles, sauvages ou d'élevage sont porteurs de tas de germes pathogènes qui peuvent engendrer de forts désagréments intestinaux ... donc, on ne rigole pas avec l'hygiène !

Cela étant fait avec patience et précision, versez dans le fond d'un sautoir un filet de belle huile d'olive. Lorsque celle-ci est chaude, déposez sagement les oiseaux en nombre suffisant pour qu'il aient suffisament d eplace pour être bien couchés sur le côté et que vous puissiez les retourner. laissez braiser chaque pièce de chaque côté sans oublier le dos.

Lorsque l'ensemble des cailles aura ainsi été braisé, ayant pris soin de mettre à chauffer votre four (Four chaud), couchez donc chaque volatile sur la plaque du lèche-frites. Ayant préalablement émincé un bel oignon, vous verserez avec parcimonie un filet d'huile sur les "bébettes", parsemé à la volée du thym et romarin, sel et poivre. Vous étendrez ensuite votre oignon.

Enfournez et prenez plaisir à voir ces petites demoiselles gentiment dorer... L'odeur vous dira tout le reste... Après quelques minutes, baissez le thermostat à 180° et laissez faire ! De temps à autres, n'hésitez pas à arroser tout ce petit monde. Personnellement, en fin de cuisson que l'on vise au jugé, je leur adresse un gentil bonjour à coup de "COGNAC" qu'elles adorent, les bougresses !

A l'issue de la cuisson, j'étaiends le four et entreouvre la porte afin que mes petites invitées ne dessèchent pas.

 A côté, durant la cuisson me mes demoiselles, j'ai concocté une petite sauçouniette de ma composition. Dans un faitout d'un autre âge, je fais frire de beaux oignons émincés. Je les couvre ensuite de champignons de paris que j'ai également découpés en quartiers. Quelques lichettes de poivrons rouge et vert. Je laisse fondre le tout à feu vif. Une ou deux boites de bonnes tomatesd pelées au jus dont on écrase les pièce trop grosses. Une goutte d'eau pour délier le tout. Sel, poivre, ail et cébette émincée. Au final, une bonne poignée de persil ciselé... Un régal à faire blémir un saint.

Cette belle sauce viendra agréablement agrémenter les petites cailles que j'accompagnerai personnellement de bonnes pâtes fraîches. un menu de roi !

 

 

LES BONNES TARTES AUX FIGUES DE MAMIE

 

Ce dernier week-end, 21 et 22 septembre, nous avons fêté à TOULON les reines des fruits varois ... Les figues violette et plus spécialement celles de Solliès (A.O.C.). Quel meilleur alibi que ces journées gourmandes pour confectionner un dessert de gourmet. La Tarte aux figues. t ce n'est pas Mamie (Marcelle BAUX), artisane confiturière, Maîtresse es-figues qui nous contredira.

Tout d'abord la pâte. Que ce soit à la main ou au batteur, la recette en est simple et le résultat succulent ! 250 g de farine tamisée, 125 g de beurre ramoli, 125 g de sucre semoule, trois jaunes d'oeufs, une petite lichette de sel fin qui exhauste le goût sucré. Mettez ce ingrédient dans la jatte ou le bol du mixer et faites tourner... en fin de cycle, ajouter petit à petit de l'eau (L'équivalent d'un quart de verre) pour lier le tout et donnez encore quelques tours ou pétrissez à nouveau de la paume de la main. La pâte doit être bien souple, pas collante et surtout pas sêche car elle se détruirait en petit morceaux llrsque vous la passerez au rouleau. Entourez la d'un film alimentaire et placez là au réfigérateur.

Pendant ce temps, si vous ne l'avez pas lancée durant le travail automatique d ela pâte, préparez une crème pâtissière (Voir la recette dans tout bon manuel de cuisine de maison)?. rappelez vous surtout que pour être réussie, la crème pâtissière doit être cuite à petit feu, assez longtemps pour coaguler et non bruler. Vous pouvez la parfumer au sucre vanillé ou à l'extrait de vanille. 

A côté, passez au mixer cinq à six figues bien mures. La purée de figue ainsi réalisée sera ensuite mélangée à la crême pâtissière, agrémentée d'un trait de bon rhum des îles.

Laissez refroidir. Prenez une tourtière que vous graissez et farinez gentiment et abaissez la pâte que vous avez préalablement sortie du frigo. Lorsque cette abaisse est ainsi réalisée, mettez au four pour cuire à blanc et dessecher ainsi la pâte qui pourra alors recevoir l'appareil (Crème + purée de figues)

Ayant suffisament refroidie, la crême est prête à être étendue sur la croûte qui vous aurez sortie du four. Nappez de crême. A côté, prenez de belles figues pas trop mures, encore bien fermùe et découpez en des belles rondelles de 3 mm d'épaisseur environ. Placez ces rondelles en cercles concentriques sur la crême et ainsi de suite jusqu'au centre.

Pour le plaisir, vous pouvez parsemer quelques petits pignons de pin. Les mélanges de saveurs sont alors un vrai régal.

Four à 185 ° ... hop, sur la grille du bas et c'est parti pour un peu plus de 30 minutes. Surveillez bien la cuisson des fruits.

Au sortir, laissez refroidir la  tarte puis faites briller les fruits avec un peu de confiture d'abricot rallongée en sirop ...

Les gourmands dégusteront cette merveille avec une boule de glace à la vanille et une MONTAGNE de chantilly maison !

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LE GATEAU D'AUTOMNE DE TANTE AMELIE

 

Les premiers frimats sont arrivés et, dans les vergers ou sur l'étalage de nos revendeurs du Cours Lafayette trônent les fruits d'hiver, au preier rang desquels les belles pommes de toutes les couleurs... Nous nous rabattrons sur les Pommes de Montagne que produisent nos arboriculteurs provençaux des hauts du département, jusqu'au Verdon, ou des Alpes de Haute Provence vers Manosque. Ce sont des fruits qui ont connu le beau soleil, des techniques de culture raisonnées ... n résumé de beaux et bons fruits aux saveurs incomparables. Alors, pour les utiliser en pâtisserie, pas d'autre choix à faire ... Selon les recettes anciennes de nos grand-mères, il faut de la belle et bonne qualité !

 

Tante Amélie résidait à Brue Auriac jusque vers le début des années 60. Par l'opération du Saint Esprit, nous sommes devenus, je dirai, légataires de ses "grimoires" de cuisine et de pâtisserie comme on se plaisit à faire à la campagne.

 

Aussi, amateurs gourmands, j'ai plaisir à partager avec vous l'une de ses recettes préférées quand on attend le retour des enfants, que l'on prépare le bon chocolat brulant et que l'on souhaite que les têtes blondes prennent plaisir aux joies et surprises du goûter !

 

Pour 4 personnes et bons mangeurs, préparer sa mise en place ... 100 g de sucre en poudre, 1 sachet de sucre vanillé odorant ou, ieux, une bonne cuillère à soupe de sucre dans lequel on aura mis une oou deux gousses de vanille Bourbon, 2 oeufs gros, 100 g de farine, 1,5 sachet de levure chimique ou une grosse noix de levure de boulanger, 1 pincée de sel fin, 10 cl de lait, 3 cuillères à soupe d'huile d'olive, 2 pommes ou poires (et pourquoi pas panacher ...).

 

LA RECETTE GOURMANDE :

 

Dans un saladier, mélanger le sucre, le sucre vanillé, les oeufs. Battre jusqu'au blanchiment. Ajouter la farine, la levure et le sel. Bien amalgamer.

 

Verser le lait puis l'huile et mélanger gentiment . Dns une poêle, faites revenir les pommes, poires ou les deux, épluchées et coupées en petits morceaux avec une noix de beurre frais. Verser la pâte sur les fruits et faire cuire à feu doux 10 minutes environ. Retourner le gateau à l'aide d'une assiette et le faire cuire sur cette autres face environ 5 minutes. Lorsque celui-ci est bien doré, le faire glisser dans le platd e service et le saupoudrer de sucre glace si vous en possédez dans le placard garde-manger ou du sucre en poudre ... abondament !

 

Régalez vous... Et n'hésitez pas à accompagner cette folie de fruits d'une bonne confiture !